Gracieuse Robert
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Recreature – original edition 2024

Retrouve le Recreature original edition 2024

Pour comprendre le fonctionnement, tu peux lire l’article qui t’explique tout ici sur cette page

Lis ici ma composition quotidienne, qui aura lieu tout au long de ce mois de février ! 

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Je suis dans le train, assise dans un wagon, appuyée contre la fenêtre, en regardant les paysages circuler.

Les DIVAGATIONS de mon esprit commencent. Les animaux que je vois, paître ou marcher, entament une danse rythmée par mes doigts qui tapotent sur la tablette.

Je GOUTE au plaisir du voyage. Des personnes entrent avec leur valise à la main, d’autres, leur sac de travail. Et moi ? Je tourne la tête pour retrouver mes animaux et mes personnages fantasmagoriques, comme un lièvre qui court, un sac de docteur à la patte

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Mais que fait cet homme contre l’arbre ? Il est occupé à uriner ? Quelle scène SAUGRENUE surtout dans un train ! Nous passons trop vite, je n’ai pas le temps de faire une photo drôle ou de filmer pour me moquer de ce malotru.

Une rencontre ! Un homme vient me parler avec un grand sourire. Oh, j’ai un TROU, comment s’appelle cette personne qui me parle depuis dix minutes ?

Je réponds pour faire société, poliment, en restant vague parce que je veux éviter une gaffe que je vais regretter.

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Je replonge dans mon univers fantasmagorique où un chapelier me propose un thé et quelques gâteaux. Nous échangeons nos adresses mutuelles pour nos couvre-chefs. Et quand il m’indique le secret d’un chapeau réussi, j’entends un enfant PLEURER et hurler de toutes ses forces

Recevoir mes gracieusetés

Tu aimes parler de livres, de lectures et échanger sur différents sujets dans les romans ? Tu es à la bonne place alors rejoins-nous et reçois mes doses pour être informé de ce que je te propose.

Libérée, délivrée, le wagon se vide. Un peu de tranquillité dans cet univers bruyant ! Mes oreilles s’apaisent, mon cerveau retombe dans sa douce torpeur. Mon imagination reprend le dessus quand la porte s’ouvre sur de jeunes JUMEAUX.

 Ciel, l’image de deux chauves se profilerecreature J6jour7

Vite, je plonge sur Flash, la brouette qui m’accompagne, avant qu’ils ne veuillent l’envahir, cette bande de terreurs. Ils la regardent déjà avec envie. Elle ne supportera pas les mouvements nerveux de ces monstres. Le CHAPELIER installé face à moi, avec qui je parle, acquiesce.

Nous ne sommes plus dans un train, mais dans une JUNGLE où des animaux d’apparence douce et gentille, se transforment en bestioles féroces, alors qu’il n’est même pas minuit et que personne ne les a aspergés d’eau. Les plus anciens ont la référence du célèbre film de Spielberg.

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Le train s’arrête à la station Quai des huitres. La porte s’ouvre sur un monsieur en costume, au chapeau et aux gants troués. Je regarde le chapelier avec un sourire en coin puis le monsieur corpulent, dont le ventre ressemble à celui d’un MORSE. Mais quelle histoire mes amis !

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Bonne fête mamans !

J’ai décidé, à l’unanimité de moi-même, d’écrire une notice à l’usage des mamans. Les mamans sont des bestioles qu’il faut soigner aussi. Même si je ne suis pas toujours tendre avec mes congénères, il faut reconnaître que nous avons beaucoup à faire pour les mères. Dans notre société, à grosse tendance patriarcale, disons-le, qui n’a jamais entendu qu’on a toujours besoin de sa maman ?

Et le papa, que fait-il ? Il boit des pintes (de bière) avec les potes ? Hum ? Ne vous inquiétez pas, messieurs, vous aurez votre tour de gentillesses. Quand ce sera votre fête, bande d’impatients ! Pour l’instant, nous fêtons les mamans, alors respectez la vôtre, nomdidiou ! Et offrez-lui une pinte (de bière) pour garder vos rejetons !

Que la maman qui n’a jamais eu envie de jeter ses enfants par la fenêtre me jette la première pierre. Je ne demande pas de confirmation, je te rassure. Quoique, si tu veux en parler à ta pote Gracieuse, tu m’envoies un Message Privé et tu déverses tout ce que t’as à dire, tu verras, ça fait du bien.

Et moi, de mon côté, je suis sûre que je ne vais pas recevoir beaucoup de pierres.

Ton identité propre disparaît à la seconde où tu es en présence de ta descendance. Sauf que, dans la vie civile, je ne suis pas que la maman de C., je suis aussi une femme, avec un degré cynique élevé. À la distribution de patience, j’étais partie parce que j’en avais marre d’attendre, donc, j’ai pris le surplus de ce dont personne ne voulait, le sarcasme et l’humour au 2è degré. Alors si toi aussi, tu veux te défouler et voir les choses sous l’angle de la réalité des mamans, lis cet article.

Retrouve la notice à l’usage des mamans de 2021

Pendant ta grossesse, tu n’entends parler que du bébé dans ton ventre. Tu n’es plus qu’un utérus géant. (gigantissime quand tu es grande, ne me remercie pas, j’en suis aussi), aux belles jambes, ou gonflées, selon ta grossesse. T’inquiète, les belles jambes reviennent après la naissance. Après, cet enfant sort de ton ventre, tes belles jambes reviennent mais ton identité ne revient pas, elle. Parce que quand t’es une maman, tu deviens la maman de… Surtout chez Nounou, à la garderie, la crèche ou autre endroit où tu le jettes, pardon, tu le déposes en pleurant parce que tu te demandes ce que tu vas faire sans lui.
Profiter, peut-être ? Juste t’installer dans le canapé, un café ou un thé à la main et regarder la télévision ?
Je peux te recommander une petite série avec des acteurs physiquement intelligents, tu m’en diras des nouvelles !
Ah ben non, les deux heures sont passées. Tu vas devoir retrouver ton rejeton. Non, ne pleure pas de joie ! C’est bon, c’est fini !
Ah, tu pleures parce que tu voulais rajouter deux heures ? Ben t’as le nom d’une bonne baby-sitter ? Pour une adresse où aller te détendre, je pense que tu n’en as pas besoin ?

Quand t’es maman et que tu promènes Bébé, pour draguer les vieilles, c’est imparable. Pour s’en débarrasser, de la vieille, pas de l’enfant, c’est plus compliqué. Elle est tellement contente de te parler de sa propre descendance que tu dois prétexter qu’il faut le changer et que l’odeur est inconvenante. Tout comme son discours.
Assistant : – Gracieuse !
Gracieuse : – Ah, t’es là, toi ?

Si tu allaites Bébé, alors, j’ai plein de scènes qui m’arrivent à la tête ! Laquelle choisir ?
Celle où tu as Bébé dans les bras, accroché à ton sein et que tu vas vite ouvrir la porte à un ouvrier pour qu’il rentre. Pile au moment que le bébé choisit pour lâcher ton nichon ?
Non, l’ouvrier, tu es trop vieux pour venir prendre ta part ! Petit coquin !

Ou quand tu annonces de temps que tu as réussi à allaiter, en travaillant. Tu es fière de tes 6 mois d’investissement, de transport de la machine à traite, du sac de pots de lait et des pauses que tu utilisais pour ce faire.
Soit tu entends : – ouah, félicitations ! Ça n’a pas dû être facile !
Soit l’autre réaction, celle de la concurrence pour te montrer que tu es une mauvaise mère, celle que tu retiens : – seulement ? Moi, j’ai allaité 2 ans.
Et là, plusieurs solutions pour la reine Marguerite qui allaite fièrement… Ne nous mentons pas, les filles, quand nous allaitons, nous sommes juste des (vaches) Marguerite en puissance, non ?
L’enfant ne peut pas se nourrir si tu n’es pas là.
Je t’accorde que c’est un moment privilégié et que tu aimes lui donner encore de ta personne et fabriquer sa nourriture qui va lui donner toutes les forces et les bonnes bases pour qu’il se développe bien dans la vie. Mais par moments, t’as pas juste envie d’aller prendre un bain pendant que l’autre parent donne un biberon ? Et de masser ta poitrine voluptueuse avec une crème toute douce.

C’est vrai que j’avais oublié, pendant cette période, tu as une de ces paires d’obus ! Tu peux te faire de ces décolletés !
Assistant : – Gracieuse, je pense que nous sommes encore sur une pente glissante.
Gracieuse : – Meuh non, personne ne veut draguer une maman ! Tu le sais bien ! Ses seins ne servent qu’à nourrir Bébé. Alors t’as des obus superbes, mais personne ne veut en profiter à part ta progéniture ! Elle est pas juste, la vie !
Assistant : – GRACIEUSE !
Gracieuse : – Ben quoi ? Nous sommes des mamans, mais nous sommes aussi des femmes et nous aimons nous faire trin…
Assistant : – La suite ! Le premier mot !

Son premier mot est maman. Tu te réjouis, toi ?
OK.
Quand t’es une maman bisounours, tu te dis qu’il a reconnu la meilleure. Si t’es en couple avec une femme, je ne sais pas quels noms vous donnez à qui, donc, je pars sur Maman, Mamou.
Le premier Mam* prononcé sera son réflexe ! Et la personne avec qui tu partageras l’éducation de cet enfant te dira :
– ben c’est toi que l’enfant appelle, c’est pas moi.
Pfff, t’as compris la leçon, maintenant ? Alors pour le prochain, tu lui apprends l’autre nom d’office ! Ainsi, partage des tâches.
 Oui, tu peux dire : – merci Gracieuse !

Pour draguer les hommes, à part les papas seuls, avec un bébé, ça marche moins bien.
2 situations, soit tu trouves une baby-sitter pour donner la tétée au papa, soit tu deviens la baby-sitter, pendant qu’il est parti vider des pintes avec des potes. Oui, tous les mêmes.
Assistant : – Pourquoi aller draguer alors qu’on est maman ?
Gracieuse : – Tu veux que je t’explique les besoins naturels des femmes ? Crois-tu que nous voulons seulement allaiter et bichonner ? Il faut bien que quelqu’un aille vérifier si tout est bien remis en place ! Et pas seulement le gynécologue, si tu vois ce que je veux dire !
Assistant : – Je veux voir ma Maman !

Parce que je sais que les enfants sont merveilleux et que certaines disent qu’ils n’auraient pas vu leur vie sans enfant.
Bien !
Ces petites bulles de bonheur du quotidien sont vraiment très sympas, je te l’accorde. Prenons quelques cas concrets.

– se brosser les dents. Ça prend 3 minutes, c’est ça ? Eh bien moi, en tant que maman, même ces 3 minutes, je ne les ai pas. Ils ont toujours un truc à me dire pile-poil à ce moment-là. Si si !
Je suis sûre que tu connais. Ce truc qui ne peut pas attendre, alors que toi, tu demandes juste de pouvoir avoir des crocs tout propres pour avoir une haleine fraîche et embrasser ton prince, qu’est plus si charmant que ça, surtout depuis qu’il est venu te déranger aux toilettes pendant que tu regardais cette passionnante vidéo sur la nouvelle série aux acteurs aux beaux torses parlants.

– Aller aux toilettes avec son téléphone pour surfer tranquillement en trônant
Ah ah Ah ! Oui, entre 2 et 3 heures du matin, quand tout le monde dort. Et toi aussi, du coup, tu t’endors sur la cuvette et si t’as de la chance, tu ne tombes pas en avant, la tête la première sur le carrelage, la culotte en bas des chevilles, le fondement en l’air. Tu dors sans culotte, oui, mais le reste ?

Tu la sens, la charge mentale dont tout le monde parler sans avoir ce que c’est ? Quand tu penses à toutes les choses que tu dois encore faire pendant que les autres sont tranquillement installés dans le canapé pour surfer ?

– quand on est une maman ado attardée
Assistant : – comme vous ?
Gracieuse : – silence, je parle. Va ranger ta chambre.
Bref ! Comme disait Pépin, faut que t’attendes un peu pour aller déconner avec ta descendance. Ah ben non ! Parce qu’à ce moment-là, cet.te ingrat.e te dira qu’il (elle) préfère traîner avec ses potes.
Assistant : – cette expression ne s’utilise plus, Gracieuse.
Gracieuse : – silence, jeune ingrat.

– Si t’es maman et autrice !
Utiliser son enfant pour ses romans, c’est mal
Mais parfois, qu’est-ce que ça défoule !
Auteure, Autrice, t’as jamais écrit une bonne scène de dispute où tu as écrit tout ce que tu t’es retenue de dire ce que tu voulais vraiment dire ?
Alors, heureuse ?

– Quand t’es maman et hypersensible ou dys* quelque chose. Une maman zèbre, en bref
Le moindre évènement prend des proportions surdimensionnées pour les autres ? Hum ? Les disputes, les crises, les colères… Les tiennes aussi, oui oui, je ne m’étendrais pas sur le sujet, mais j’ai déjà entendu parler d’une maman qui a tonné si fort qu’elle a même fait arrêter des gens qui voulaient traverser.
Assistant : – Vous en avez trop dit ou pas assez…
Gracieuse : – Eh bien voilà, un soir de ducasse, la maman se promenait dans la rue avec une autre maman, les deux enfants marchant devant elles. Bien sûr, ces enfants ont trouvé que les vieilles se traînaient, donc, ils ont commencé à courir. La maman a crié pour les arrêter avant le passage piéton qu’ils s’apprêtaient à traverser. Je me demande même si les voitures circulant dans la rue ne se sont pas arrêtées aussi, sur le coup. Dans toute la rue. Longue, cette rue.
Certaines mamans zèbres ont du coffre, quand il s’agit de protéger les petits.

J’ai bien envie aussi de parler des tempêtes émotionnelles que nous ramassons. Que faire ensuite ? Aller courir dans le quartier, très vite, pour libérer toutes ces émotions qui nous traversent, mais qui ne nous appartiennent pas ?
Non, crier très fort n’est pas une option. Les cellules psychologiques seraient pleines de gens choqués par ce cri tribal qui aurait même arrêté les voitures circulant en ville.

Tiens, en parlant de ça, écoute un peu ce que j’ai reçu d’une maman épuisée :
« J’arrive pour retrouver ma fille de 4 ans, qui est si sage, si disciplinée et si docile. À l’extérieur, parce qu’à la maison, c’est l’inverse.
Je lui dis, gentille, et pressée de pouvoir m’endormir comme une bienheureuse dans le canapé à ses côtés pendant qu’elle regarde la télé, qu’elle peut regarder un dessin animé. Long, le dessin animé, Maman a besoin d’un gros dodo.
Cette enfant, téméraire, veut me faire une crise pour avoir un autre dessin animé au lieu de manger.
Alors, ma fille chérie, étant donné que nous ne sommes que toutes les deux et que je ne suis pas d’humeur, tu as deux solutions, soit tu viens manger sans discuter avec le sourire, soit je creuse une cave et tu dors dedans ce soir.
Oui, dans l’humeur où je suis, je peux te creuser un trou de 2 mètres sur 3 et tu vas dormir dedans, je te promets. Tu n’es pas encore aussi grande que maman, t’auras assez de place. »
Tu vois ce que je veux dire ?
Assistant : – Oui oui, Gracieuse, je vais vous chercher une bière.

Je vois beaucoup de guide pour les parents, pour leur expliquer comment fonctionnent les enfants, que faire pour les aider, les comprendre, et s’adapter à eux. Bravo ! Belle littérature que je promeus moi aussi !
Mais… existe-t-il un guide destiné aux enfants pour leur expliquer que :
– Les mamans ne sont pas des sources inépuisables de patience, d’attention et de soins.
– Ils peuvent aussi être sages, gentils et bien éduqués à la maison, si si ! Surtout avec leur mère.
– Les mamans sont des êtres humains qui ont aussi besoin de jouer. Et de tranquillité pour lire un magazine, discuter avec d’autres êtres humains au téléphone et parler d’autres choses que des enfants.
– Les mamans ne sont pas self-service à disposition 24h/24.

Assistant : – dites, vous n’aviez pas décidé de parler du bonheur d’être maman ?
Gracieuse : – qui me parle ? Le bonheur de quoi ? Écoute mon p’tit bouchon, ici, nous parlons entre femmes, celles qui sont maman et qui parfois, aimeraient qu’on les traite autrement que comme des mamans. Tu vois le genre ?
Assistant : – non.
Gracieuse : – C’est simple. Personnellement, dans la vie civile, je n’ai jamais été autant appelée Maman par des gens que je ne connais pas. Ils ne savent même pas mon nom et m’appellent Maman à la place de Madame. Tu imagines ?
Assistant : – non. En plus, vous rouspétez quand on vous appelle Madame.
Gracieuse : – eh ben, maman, c’est pas mieux ! D’abord ! Personne ne peut m’appeler Ô Déesse Gracieuse.
Assistant : – nous nous éloignons du sujet, ici. Donc, comment les mamans doivent-elles être appelées ?
Gracieuse : – Je viens de le dire ! Ô Déesse – son prénom. Quelque chose de simple, quoi !
Assistant : – Mais dans la vie civile, vous ne vous…

Gracieuse : Parlons de l’enfant qui court vers vous parce que vous êtes allée chercher des pains au chocolat et des croissants. Vous pensez qu’il vient vous faire un bisou ? Ah, je me gausse ! Il vient juste chercher un verre de lait.
Assistant : – Je plaide coupable sur ce coup.
Gracieuse : – quoi, toi aussi ? Vil ingrat ! Ta pauvre maman !
Maman de l’assistant : – merci Gracieuse ! Enfin une qui reconnaît notre valeur !
Gracieuse : – ah non, pas elle ! Bon, j’ai à faire, moi ! Bonne fête, les mamans !

Retrouve Agathe dans les voyages forment la jeunesse
Une maman qui part en voyage organisé avec son mari pour penser à leur couple.

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Bonne fête, Papa !

Étant donné que les mamans ont eu leur notice, les papas vont aussi avoir la leur parce qu’après tout, nous avons aussi des profils de papa qui sont les mêmes que ceux des mamans même si la société a plus de mal à le reconnaître parce que ce sont des hommes et parce que les hommes, c’est bien connu, ils ne s’occupent pas aussi bien de leurs enfants

voix off de l’assistant : – Vous n’allez pas commencer à être ironique gracieuse ! Vous avez raison, respectons la parité. Voici donc un article pour la fête des papas. Je n’ai plus la joie de pouvoir fêter le mien, il n’empêche que je peux souhaiter une bonne fête des Pères à ceux que je connais.

Gracieuse : – Démarrons, qu’est-ce que j’avais dit ? Ah oui :
On a tous un père, dont on est proche ou pas. Qui nous aime ou pas. Un jour pour les fêter ? Pourquoi pas, puisqu’on fête la personne aimée.
C’est aussi le jour ou la période où l’on voit des promotions sur les articles de bricolage et les alcools. Apparemment, les hommes n’aiment pas les chocolats ni d’autres sucreries bien agréables (Je ne dois pas connaître les mêmes hommes apparemment).

Voix off : – Pour tout vous expliquer, Gracieuse a aussi énormément réfléchi à ce propos du rôle de père, à propos de l’instinct paternel et à propos du fait que beaucoup de monde semble encore penser que les hommes ne commencent à s’intéresser à leurs enfants que lorsqu’ils peuvent jouer avec eux. Les bébés n’étant pas livrés avec un mode d’emploi, on ne naît pas père quand la mère accouche. On le devient au quotidien, en étant à son écoute et en s’adaptant à ses besoins. Comme pour les mamans. Surtout que nous, les hommes, nous n’avons pas la grossesse ni l’accouchement pour réaliser que nous allons avoir un enfant. Je vais vous le dire à vous, chers lecteurs, puisque nous sommes entre nous, j’ai parlé avec beaucoup d’hommes pour avoir autant de sagesse, qui m’ont parlé, entre hommes, sur leur expérience. Je ne vous dirais pas ce qu’ils ont subi pendant la grossesse ou ce qu’ils ont entendu pendant l’accouchement, je ne veux pas vous faire peur, mais j’en ai entendu qui aurait même fait rougir Gracieuse.

Gracieuse : – C’est bon, je peux parler ou tu continues ?

Avant de lui laisser la parole, je voudrais vous dire que vous êtes aussi importants et que ce n’est pas parce que les enfants ont le réflexe d’appeler leur mère en premier qu’ils n’ont pas besoin de vous. Chacun fait comme il peut et pas toujours comme il veut. Ce sont des paroles que l’on entend souvent et qu’il est bon de se rappeler. Pour les hommes aussi.

Voix off : – Je voudrais aussi parler des pères qui veulent avoir des congés paternité pour s’occuper plus longtemps de leurs bébés. Ils ont trop longtemps été mis de côté. J’aimerais aussi affirmer à mon tour qu’ils ne sont pas juste les donneurs de petites graines. Ils s’occupent de leurs enfants, leur donnent des valeurs, une éducation et les aident à grandir.
Je sais que mon propos va choquer parce que certaines personnes pensent que des gens de même sexe ne peuvent pas élever dans enfants. Au début, je me demandais aussi pourquoi ils avaient ce désir et maintenant je me dis « et pourquoi pas ? » Je préfère des hommes qui ne se cachent pas, qui s’aiment et qui aiment leurs enfants en couple avec leur amoureux plutôt que des hommes qui se cachent. Ils le vivent mal, ils rendent tout le monde malheureux en étant en couple avec une femme pour faire être comme tout le monde. Oui, parce que les enfants ressentent quand leurs parents ne sont pas heureux. Gracieuse ? Ah, elle est partie chercher une bière, elle revient.

Gracieuse : – C’est parti pour la notice ! 

Notice à l’usage du papa qui n’aime pas son enfant

Gracieuse : – Ben faites-le adopter, donnez-le, mais ne le faites pas souffrir, à attendre votre affection qui ne viendra jamais ! Pour en faire un névros…
Intervention off de l’assistant : – Gracieuse, je vous en prie, je ne vais pas devoir vous reprendre aussi pour les hommes ! N’avez-vous pas compris la leçon de l’autre notice ?

Gracieuse : – Oui, mais il en est certains qui sont pères par obligation et pas par choix, avec les moyens de contraception qu’on…
Voix off : – surtout quand on pense aux homosexuels qui renoncent à leur parternité parce qu’ils n’ont pas la possibilité d’avoir un petit œuf apporté de l’extérieur pour pouvoir avoir leur propre enfant.
Gracieuse : – Reconnaissons qu’il semble moins choquant d’entendre qu’un homme ne veut pas d’enfant. Il peut mener sa vie, être un séducteur ou un Don Juan au choix, tout est normal et tout va bien dans le meilleur des mondes.
Voix off : – oui, mais… Une fois que l’enfant est né, il peut arriver qu’il n’ait pas de mère.

Papa solo. Là, c’est par choix ou pas ?

Gracieuse : – Ben oui, ça arrive à des hommes de se retrouver seuls avec leur ou les enfants.
Cela me fait penser au film Kramer contre Kramer. Le père se retrouve seul avec son fils, alors que la mère est partie pendant plusieurs mois et elle récupère la garde du gamin comme si de rien n’était. Parce qu’ils considéraient, à l’époque, on considérait que les enfants avaient surtout besoin de leur mère.

papa

Aujourd’hui, on commence à reconnaître le rôle des pères et pas uniquement comme le fournisseur d’argent, mais aussi celui qui peut s’occuper de sa famille. Pendant que la maman travaille. Certains pères peuvent avoir la garde partagée de leurs enfants, une semaine chez l’un, une semaine chez l’autre. Et même parfois la garde exclusive, parce que la mère ne sait pas s’occuper correctement de ses enfants. La société évolue !

Tu veux une idée de cadeau pour ton papa ? 
Viens voir mon retour de lecteur sur le guide de survie du jeune papa. Au mieux, cela lui rappellera des souvenirs !